Sous une forme instrumentale rurale et changeante,
La rencontre des musiciens a eu pour cadre les contreforts du Massif Central, entre le Puy-en-Velay et Lyon. Bals forestiers, marchés paysans, chasse au dahu, courses de ski de fond, les paysages clairsemés du plateau de Langogne ont fait grandir avec délice le collectif.
Piccolo, clarinettes, trombone se bousculent dans les rangs. Tambours et tuba finissent de dessiner le groupe dans son instrumentarium actuel.
La musique du
Le Bus Rouge a d’abord cherché comment forger sa musique, avant de la choisir. C’est cette idée qui donnera dans le collectif une plus grande importance à l’existence humaine plutôt qu’à la note.
Ainsi, en 2003,
C’est au bout de ce chemin que la musique du
Hautbois du Languedoc, clarinette, piccolo, deux saxophones soprano.
Trombone, tuba, saxophone basse
Les percussions : tambour occitan, caisse claire.

Le hautbois du Languedoc contient déjà toute sa musique ne serait-ce qu’à l’appel de son nom… Avec sa sonorité ancienne et nostalgique, il dessine un périmètre, un territoire, un paysage épars à l’horizon lointain, que piccolo saxophones et clarinettes colorent, font bourgeonner et fleurir. Les percussions, sonores et fusionnées dansent autour du suc. Les basses, hoquetantes et profondes, dament le sol encore trop foisonné.
Autour d’un axe Clermont-Sète, le répertoire traverse aussi la ville de Nice, l’Italie, et la Catalogne. Il prend parfois des teintes plus latines outre-Atlantique. Les compositions personnelles qui apparaissent trouvent aussi leur place dans ces tonalités musicales.
Un vent frais passe, effleure nos oreilles recroquevillées sous le col d’un veston velours, et fait oublier nos souliers de cuirs qu’un blanc manteau neigeux viendra recouvrir.
Une harmonie incomplète marche en ribambelle sur le chemin vicinal. Un hautbois passe sous le fil de clôture et sonne une mazurka. Il s’avance près d’une baignoire à l’émail défraîchi. Il lui manque un pied. Elle abreuve un petit veau. Il écoute et lève son museau près du pavillon. Ils se regardent.
Le tambour et la caisse claire chantent un Macéo Parker puis résonnent avec le ballet incessant des burons de Saint-Urcize. La radio posée dans la trabe passe un opéra italien. « Aluc ! » crient les buronniers. Les basses leur répondent.
La petite harmonie entonne une java. Le rouleau d’un orgue de barbarie l’aspire, elle forme sa manivelle d’ébène et le porte-pièce en marqueterie. Le veau rejoint sa mère en haletant. Les basses lui répondent.
Un orchestre baroque, une musique des grandes étendues ou des espaces publics. Le
Le premier album du